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alfred de musset"unsouvenirheureuxpeutêtreterreplusvraibonheurun souvenirsouvenir heureuxheureux estsur terreplusterreplus vraivrai queun souvenir heureuxsouvenir heureux estsur terreplus vraiterreplus vrai quevrai que leun souvenir heureux estsur terreplus vrai queterreplus vrai que lesur terreplus vrai que le

Un souvenir heureux est peut-être sur terre Plus vrai que le bonheur.Il y a des moments de bonheur parfait, quelquefois dans la solitude dont le souvenir, plus que celui de n’importe qui d’extérieur, peut, en cas de crise, vous sauver du désespoir. Car on sait qu’on a été heureux, seul et sans raison. On sait que c’est possible. Et le bonheur – qui vous semble si lié à quelqu’un lorsqu’on est malheureux par lui, si irrévocablement, organiquement presque, dépendant de lui – vous réapparaît comme une chose lisse, ronde, intacte et à jamais libre, à votre merci (lointaine, bien sûr, mais forcément possible). Et ce souvenir est plus réconfortant que celui d’un bonheur partagé avant, avec quelqu’un d’autre, car ce quelqu’un d’autre, ne l’aimant plus, vous apparaît comme une erreur et ce souvenir heureux basé sur rien.Laissons raisonner les sots Sur le vrai bonheur de la vie ; Notre philosophie Le met parmi les pots. Les biens, le savoir et la gloire N'ôtent point les soucis fâcheux, Et ce n'est qu'à bien boire Que l'on peut être heureux.L'habitude de rentrer en moi-même me fit perdre enfin le sentiment et presque le souvenir de mes maux, j'appris ainsi par ma propre expérience que la source du vrai bonheur est en nous, et qu'il ne dépend pas des hommes de rendre vraiment misérable celui qui sait vouloir être heureux.Être heureux, simplement, ce n'est pas mal ; savoir qu'on l'est, c'est un petit peu mieux ; mais comprendre son bonheur, en savoir le pourquoi et le comment, et le sens, connaître l'enchaînement des événements et des circonstances qui en sont la cause, et continuer à être heureux, heureux de l'être et de le savoir, ma foi, cela dépasse le bonheur, c'est de la félicité et, si l'on avait tant soi peu de sens commun, on devrait se tuer sur-le-champ et en finir un bon coup.Mon bonheur serait parfait, n'était la fugitive angoisse d'en fouiller le secret pour le retrouver demain et toujours. Mais je confonds peut-être, mon bonheur réside dans cette angoisse. Et, une fois encore, l'espoir me revient que, demain, le souvenir suffira peut-être.