Toutes les expériences sont à cet égard indifférentes. Il en est qui servent ou desservent l'homme. Elles le servent s'il est conscient. Sinon, cela n'a pas d'importance : les défaites d'un homme ne jugent pas les circonstances, mais lui-même.


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Toutes les expériences sont à cet égard indifférentes. Il en est qui servent ou desservent l’homme. Elles le servent s’il est conscient. Sinon, cela n’a pas d’importance : les défaites d’un homme ne jugent pas les circonstances, mais lui-même.Les défaites d'un homme ne jugent pas les circonstances mais lui-même.L'absurde ne délivre pas, il lie. Il n'autorise pas tous les actes. Tout est permis ne signifie pas que rien n'est défendu. L'absurde rend seulement leur équivalence aux conséquences de ses actes. Il ne recommande pas le crime, ce serait puéril, mais il restitue au remord son inutilité. De même, si toutes les expériences sont indifférentes, celle du devoir est aussi légitime qu'une autre. On peut être vertueux par caprice.Tous les idéalistes s’imaginent que les causes qu’ils servent sont essentiellement meilleures que toutes les autres causes du monde, et ne veulent pas croire que la leur a besoin, pour prendre tant soit peu, de ce même fumier malodorant nécessaire à toutes les autres entreprises humaines.Les titres ne servent de rien pour la postérité: le nom d'un homme qui a fait de grandes choses impose plus de respect que toutes les épithètes.On ne doit pas considérer qu'Orson Welles est uniquement un acteur. L'homme qui a fait Citizen Kane à vingt-cinq ans, et qui a fait table rase de toutes les conventions qui lui semblaient absurdes- cet homme capable, demain, de concevoir, d'écrire et de réaliser un chef-d'œuvre, en y jouant lui-même un rôle- est un homme d'une espèce trop rare pour n'être pas regardé avec étonnement et respect.