Rien n'est plus vain que de mourir pour un amour. C'est vivre qu'il faudrait.


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albert camusrienn'estplusvaindemourirunamourc'estvivrequ'ilfaudraitrien n'estn'est plusplus vainvain queque dede mourirmourir pourpour unun amourc'est vivrevivre qu'ilqu'il faudraitrien n'est plusn'est plus vainplus vain quevain que deque de mourirde mourir pourmourir pour unpour un amourc'est vivre qu'ilvivre qu'il faudraitrien n'est plus vainn'est plus vain queplus vain que devain que de mourirque de mourir pourde mourir pour unmourir pour un amourc'est vivre qu'il faudraitrien n'est plus vain quen'est plus vain que deplus vain que de mourirvain que de mourir pourque de mourir pour unde mourir pour un amour

Nous étions donc condamnés à rencontrer des personnes, et à ne plus jamais les revoir ? Il faudrait donc toujours mourir. Mourir, mourir. C’était ça : il faudrait mourir.Il faudrait donc toujours mourir. Mourir, mourir. C’était ça : il faudrait mourir… Je me souviens de l’amour, de la mort. On a beau dire, une fois qu’on a pris conscience des deux, de la paire odieuse et vitale, il ne reste plus beaucoup d’espoirs à ronger. La vie vous a enfumé, elle vous a fait miroiter ses plus beaux profils et puis soudainement, elle vous a dit, méchanceté, déréliction, supplice, elle vous annonce comme ça, que votre vie de derrière est finie.Nous avons cessé de donner. Or si je prétends ne donner qu'à moi-même je ne reçois rien, car je ne bâtis rien dont je sois, et donc ne suis rien. Si l'on vient ensuite exiger de moi que je meure pour des intérêts, je refuserai de mourir. L'intérêt d'abord commande de vivre. Quel est l'élan d'amour qui paierait ma mort ? On meurt pour une maison. Non pour des objets et des murs. On meurt pour une cathédrale. Non pour des pierres. On meurt pour un peuple. Non pour une foule. On meurt par amour de l'Homme, s'il est clef de voûte d'une Communauté. On meurt pour cela seul dont on peut vivre.Il est vain d'agir ou de s'abstenir; il est indifférent de vivre ou de mourir.Est-ce possible de vivre avec un coeur aussi gonflé d'absence ? Et de convertir ce vide en amour ? Un amour que l'on poursuit à chaque instant du jour et qui donne envie de prendre d'autres enfants dans ses bras, de peindre ses volets en bleu, d'écrire un poème, d'aimer sans rien attendre en retour, puisqu'au fond, c'est toujours ainsi qu'il faudrait aimer. Sans rien attendre.Y faudrait vivre deux vies: une pour apprendre à vivre puis l'autre pour vivre.