Peut-on être innocent, lorsqu'on aime un coupable?


peut-on-être-innocent-lorsqu'on-aime-un-coupable
savinien cyrano de bergeracpeutoninnocentlorsqu'onaimeuncoupableêtre innocentlorsqu'on aimeaime unun coupablelorsqu'on aime unaime un coupablelorsqu'on aime un coupable

Peut-on être innocent, lorsqu'on aime un coupable ?Tout à l'heure, en écoutant le procureur général, j'étais persuadé d'être un criminel. En écoutant mon avocat, j'avais la certitude d'être innocent. Coupable ? Innocent ? Je n'arrivais pas à faire le point. Le doute s'était enraciné dans mon esprit.Coupable, Baudelaire, crie Sartre. Coupable de se sentir inutile. Coupable de penser que les hommes utiles sont hideux. Coupable de se soumettre. Coupable de définir l'être vivant par son au-delà. Coupable d'accepter les lois morales de la société, de ne pas se rebeller, de ne pas créer de nouvelles valeurs. Coupable de n'être pas le pervers que le monde attend. Coupable d'accepter la chrétienté, le christianisme et l'histoire du catholicisme.Les innocents se défendent souvent plus mal que les coupables. D'abord parce que les coupables ont une longueur d'avance : ils connaissent la réalité des faits et, dès lors, sont potentiellement capables de la contourner ou de la dissimuler. L'innocent, qui se sait injustement renvoyé devant les assises, sent que le moindre mot, le moindre clignement d'yeux peut être interprété à son détriment. La peur de l'innocent est plus grande que celle du coupable.Pour être emprisonné, il n'est pas absolument nécessaire d'être coupable, mais, pour être mis en liberté, il ne suffit pas toujours d'être innocent.Quand une femme ne peut se venger sur le coupable, elle se venge sur l'innocent et le diable y trouve son compte.