Les grands artistes se consacrent avec une telle assiduité et une telle application à l'étude des matériaux, dont ils auront à se servir, qu'ils semblent plutôt des savants de ce qu'ils imaginent, que des apprentis de leur imagination.


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Il y a des esprits, si je l'ose dire, inférieurs et subalternes, qui ne semblent faits que pour être le recueil, le registre, ou le magasin de toutes les productions des autres génies : ils sont plagiaires, traducteurs, compilateurs ; ils ne pensent point, ils disent ce que les auteurs ont pensé ; et comme le choix des pensées est invention ils l'ont mauvais, peu juste, et qui les détermine plutôt à rapporter beaucoup de choses, que d'excellentes choses ; ils n'ont rien d'original et qui soit à eux ; ils ne savent que ce qu'ils ont appris, et ils n'apprennent que ce que tout le monde veut bien ignorer, une science aride, dénuée d'agrément et d'utilité, qui ne tombe point dans la conversation, qui est hors de commerce, semblable à une monnaie qui n'a point de cours : on est tout à la fois étonné de leur lecture et ennuyé de leur entretien ou de leurs ouvrages. Ce sont ceux que les grands et le vulgaire confondent avec les savants, et que les sages renvoient au pédantisme.C'est une source de plaisir et de philosophie de faire l'analyse des idées qui entrent dans les divers jugements que portent tel ou tel homme, telle ou telle société. L'examen des idées qui déterminent telle ou telle opinion publique n'est pas moins intéressant, et l'est souvent davantage. Il en est de la civilisation comme de la cuisine. Quand on voit sur une table des mets légers, sains et bien préparés, on est fort aise que la cuisine soit devenue une science; mais quand on y voit des jus, des coulis, des pâtés de truffes, on maudit les cuisiniers et leur art funeste : à l'application.Cela m'énerve que les intellos prennent les choses en main. On n'a pas besoin d'eux. Il faut des gens actifs. Les savants aussi sont inutiles. Malgré tout leur savoir, il y a la vache folle. Ceux qui se prennent au sérieux m'insupportent. Ils savent tout. Ils connaissent tous les modes d'emploi. Ils vont dans leurs dossiers et décrètent que ceci est une vérité absolue et telle autre chose un mensonge.Il est deux manières de servir Dieu. Certains chrétiens s'imaginent qu'en entrant à des heures fixes dans une église pour y dire des Pater noster, en y entendant régulièrement la messe et s'abstenant de tout péché, ils gagneront le Ciel ; ceux-là [. .. ] vont en Enfer, ils n'ont point aimé Dieu pour lui-même, ils ne l'ont point adoré comme il veut l'être, ils ne lui ont fait aucun sacrifice. Quoique doux en apparence, ils sont durs à leur prochain ; ils voient la règle, la lettre, et non l'esprit.Le délai avait permis d'agencer tous les éléments disponibles de façon à présenter ce que les habitants des États-Unis semblent réellement demander lorsqu'ils prétendent vouloir des informations . Ils veulent simplement qu'on leur raconte une histoire avec un début, un milieu et une sorte de fin.Il faut qu'il y ait de tout dans le monde; il faut que, même dans les combinaisons factices du système social, il se trouve des hommes qui opposent la nature à la société, la vérité à l'opinion, la réalité à la chose convenue. C'est un genre d'esprit et de caractère fort piquant, et dont l'empire se fait sentir plus souvent qu'on ne croit. Il y a des gens à qui on n'a besoin que de présenter le vrai, pour qu'ils y courent avec une surprise naïve et intéressante. Ils s'étonnent qu'une chose frappante (quand on sait la rendre telle) leur ait échappé jusqu'alors.