Comme Hamlet l'a dit à Ophelia, « Dieu nous a donné un visage et on s'en crée nous même un autre ». La bataille entre ces deux moitiés d'identité... qui l'on est et qui l'on prétend être : c'est ingagnable.


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Le présent nous étouffe et déchire les identités. C’est pourquoi je ne trouverai mon moi véritable que demain, lorsque je pourrai dire et écrire autre chose. L’identité n’est pas un héritage, mais une création. Elle nous crée, et nous la créons constamment. Et nous ne la connaîtrons que demain. Mon identité est plurielle, diverse. Aujourd’hui, je suis absent, demain je serai présent. J’essaie d’élever l’espoir comme on élève un enfant. Pour être ce que je veux, et non ce que l’on veut que je sois.Si vous acceptez le paquet neutre, vous aurez demain des intégristes qui vous demanderaient la bouteille neutre puis on aura aussi le fromage neutre. Cette bataille, c'est la bataille de nos appellations, c'est la bataille de notre savoir-faire, c'est la bataille de notre identité, c'est la bataille de notre histoire, c'est la bataille de nos terroirs. Et si nous cédons là, nous cèderons sur tout.Chaque séparation nous donne une vue de plus en plus ample et éblouie de la vie. Les arrachements nous lavent. Tout se passe, dans cette vie, comme s’il nous fallait avaler l’océan. Comme si périodiquement nous étions remis à neuf par ce qui nous rappelle de ne pas nous installer, de ne pas nous habituer. La vie a deux visages : un émerveillant et un terrible. Quand vous avez vu le visage terrible, le visage émerveillant se tourne vers vous comme un soleil.Pour nous, en ajournant le développement de notre pensée à une autre occasion, nous nous bornons à dire que nous ne comprenons ni l'homme, comme point de départ, ni le progrès comme but, sans ces deux forces qui sont les deux moteurs : croire et aimer.Le passé, l'avenir, ces deux moitiés de vie dont l'une dit jamais et l'autre dit toujours.On croit communément que nous avons deux oreilles, je crois que la plupart des hommes n'en ont qu'une — pour entendre ce qui leur plaît. Même les plus équitables ont une oreille plus dure que l'autre. Il en va de même des yeux ; la nature nous en donne deux, nous en fermons un : celui qui nous fait voir les choses qui nous déplaisent.